Gâteau coco, combava et zestes de citron vert
Ambiance tropicale à Paris, j'avais prévu des recettes avec des champignons, de la rouelle de porc... de la mangeaille de temps de pluie. On s'adapte, on s'adapte ! Vite un plat adapté : de la coco.
J'ai tâché de ne pas trop charger en beurre/farine afin que la coco puisse caraméliser.
Je vous conseille juste de manger le gâteau avec un jus d’orange dans lequel auront infusé quelques gousses de cardamome écrasées (infusion durant 30 min).
Difficulté : facile préparation : 10 min cuisson : 30 min
Pour 4 personnes
- 50 g de beurre demi-sel
- 1 sachet de levure
- 50 g sucre
- 3 blancs d'œufs+ 1 jaune (ne pas jeter les autres jaunes, on peut les utiliser pour des sablés)
- 50 g de farine
- 200 g de noix de coco râpée (fraîche si possible ou surgelée)
- 50 g cacahuètes hachées
- 1 feuille de combava
- Le zeste d’1/2 citron vert bio
- Mélanger le beurre, le sucre et le jaune d’œuf au fouet, puis ajouter la farine la levuere, les cacahuètes et la coco râpée.
- Ciseler le zeste et la feuille de combava et en faire de menus confettis. Ajouter au mélange.Monter les blanc en neige et incorporer au pâton.
- Beurrer un moule et étaler le mélange sur 2 cm et enfourner pour une cuisson de 30 min à 180 °C.
Bon, une citronnade avec une branche de menthe ou le jus d'orange à la cardamome en acompagnement, hein !
Le retour de la vengeance – Les pickles de l'espace
AArgl, ils reviennent et ils en veulent ! La mauvaise saison approche et on va se régaler de viandes bouillies et braisées, de pâtés et autres plats d'auberge. Et pour accompagner tout ça, quoi de mieux qu'un bon légume croquant, aigre-doux qui va relever le goût de votre apport calorique préféré. Il y en a même dans les plats asiatiques, alors que demande le peuple !
Je sais, je fais du lobbying pour les pickles, mais c'est vraiment bon, j'en croque même au petit déjeuner. Alors succombez à la tentation, ça durera tout l'hiver et en plus ils permettent de lutter contre les space invaders. Recette ici.
Pour cette fournée, outre les classiques, j'ai tenté une variante avec betterave et une autre avec une feuille de combava et une tranche de gingembre.
Le jeu des saveurs
Groß retard car je préparais des autocollants et achetais des feutres pour la rubrique Coloriage à venir. Merci Dame zazazsu et Dame Tombouctou pour votre invitation à ce petit jeu de mariage.
Au rayon des associations, il y en a de curieuses comme la boîte et le corps humain (non, non je n’ai pas tenté), des ridicules, tel le sujet mis en scène, et les pires : une banane gratinée à l’emmental avec du jambon. L’évocation de ce plat qu'on me servit, me donne encore des frissons. De mon côté, j’aime les trucs bizarres, mais faut pas pousser !
Pour la suite de notre jeu, car c'est une chaîne, transfert de papate chaude à :
Bwak parce que Miss-du-gif-au-stop-motion-de-la-mort-qui-tue m’a l’air bien emballée par ce petit jeu.
Arnaud parce qu’il finira par craquer et se plier à ce genre d'exercice.
Kim et Louise parce que le Québec ne se limite pas à la poutine.
Et enfin Hervé que j'ai découvert il y a peu.
Alors on y va et on associe des saveurs par couple :
- Perrier et prune salée : mélange désaltérant découvert au Vietnam qui change de leur merveilleux café, des jus de fruits et de la Tiger Beer.
- Mangue et curcuma frais : le rhizome compense le petit côté écœurant la mangue.
- Orange et piment : mélange découvert au Pérou qui a marqué le début de ma période piment-fruits. À déguster avec un cuï (ça se prononce comme les roupettes).
- Toutes les odeurs de la rue du Faubourg Saint-Denis à Paris dès qu'il fait beau : pain chaud, sang, grillades, épices, friture, fruits, poissons et les épiceries, Julhès pour le vin et le whisky et Velan pour les produits indiens.
- Shiso+poire+tomate : si si c’est bon !
- Des bâtons de cannelle avec de la salive car j'en mâchouille souvent.
- Du porc cul noir du limousin avec du sel et du poivre (essayez, c'est vraiment un chouette animal à manger).
- Sucre et ail, ça rappelle le boeuf loc lac.
- Citronnelle et gingembre.
- Tomate et agrumes.
Lasagnes maison
Été comme hive, les lasagnes renforcent la fesse et le ventre avec de bonnes calories, qui protègent l'homme et la femme de la rue contre toutes les choses étranges avec des additifs alimentaires.
Les lasagnes sont longues à cuisiner, aussi j’en prépare une grosse quantité, dont je congèle une partie pour ma compagne (les enfants n’aiment pas, les petits ingrats) afin qu’elle ne mange pas des pâtes avec du ketchup, parce je trouve ça dégoûtant ;)
Difficulté : facile préparation : 60 min cuisson : 75 min
Pour 8 personnes
- 800 g de bœuf haché
- 500 gramme d’échine de porc hachée
- 500 gramme de veau haché
- 2 branches de céleri
- 2 litres de coulis de tomates (2,5 kg de tomates pressés à l’épépineuse ou que l’on fait cuire 2 heures à feu doux puis on mixe finement)
- 2 carottes
- 4 oignons
- 4 gousses d’ail
- 50 g de parmesan
- 500 de bonne mozzarella bien égouttée (pas le fromage bizarre tout dur en forme de brique)
- 1 beau piment d’espelette
- 1 orange + le zeste d’une demi-orange bio
- Le zeste d’1/4 de citron bio
- 4 anchois
- Une poignée de feuilles de persil plat
- 1 poignée de feuilles de basilic
- 15 cl de vin blanc sec
- 10 olives vertes
- 5 olives noires
- 3 tomtaes pour la décoration
- 3 œufs
- 300 g de farine
2 heures avant
- Les pâtes. Faire un tas avec la farine et y creuser un puis dans lequel on casse les œufs avec 1 trait d’huile d’olive. Mélanger les œufs pour faire une omelette puis incorporer petit à petit la farine, travailler la pâte durant 5 min puis laisser reposer 30 min minimum afin qu’elle gagne en solidité.
- Après le repos, abaisser la pâte sur une épaisseur de 1 mm, tailler de larges rubans de la longueur de votre plat et de la moitié de sa largeur. Les précuire 1 min afin qu’ils n’absorbent pas toute l’eau de la sauce.
- La sauce. Hacher l’ail, le zeste d’orange, celui de citron, les olives et les anchois.
- Couper les carottes pelées en 4 puis émincer ces bâtonnets, ainsi que le céleri effilé.
- Ciseler le persil et le basilic.
- Chauffer un grand plat à feu vif, y colorer la viande 2 à 3 min puis la retirer du feu, déglacer au vin blanc, et réserver avec le jus de déglaçage.
- Colorer légèrement les oignons puis les réserver. Colorer l’ail, déglacer avec le jus d’orange puis ajouter tous les ingrédients. Cuire à feu doux durant 45 min.
Le gratin
Passer un chiffon imbibé d’huile d’olive dans un plat à gratin, ajouter une couche de viande, une couche de pâte, une couche de viande, parsemer de parmesan et d’1/3 de la mozzarella, une couche de pâte, une couche de viande, des quartiers de tomates mondées et pelées et la reste du fromage. Enfourner pour 30 min à 200 °C.
Soupe aux paimpols
Rhaa, miam, slurp, la soupe y'a que ça de vrai ! Vite qu'on se gèle que je puisse en cuisiner le plus souvent possible ! À chaque cuillère sur laquelle que souffle pour ne pas me brûler, je me rappelle les vacances chez ma grand-mère, où tous les soirs nous mangions la soupe réalisée avec les légumes du jardin et un pain aussi mou qu'élastique dû à l'humidité de la maison. Ensuite, on donnait les épluchures aux lapins qui essayaient de nous bouffer les doigts en vils petits rongeurs qu'ils étaient ; oui, étaient, car on a pas juste essayé de les bouffer, nous :)
Aujourd'hui une bonne soupe de saison, simple, copieuse sans être grasse et qui fait toujours son effet sur ma compagne. Elle adore !
Il faut juste éviter les haricots secs où leur ajouter un peu de bicarbonate de soude afin d'éviter de prononcer la phrase fétiche de Niels, 2 ans et demi : « papa, j'ai fait prout ! ».
Difficulté : facile préparation : de 5 à 20 min (haricots surgelés ou frais) cuisson : 20 min ou 90 min (sans autocuiseur)
Pour 2 personnes
- 1 kg de haricots frais de paimpols ou de la mogette (ou 400 g de haricots surgelés)
- 15 cl de crème fraîche épaisse bien collante qui sent bon la ferme
- 2 gousses d'ail
- 5 cl d'huile d'olive
- 1 échalote
- 1 brin de thym
- 50 cl de bouillon de légumes
- Écosser les haricots et les mettre dans l'autocuiseur avec le thym et l'échalote émincée, 50 cl d'eau, sel + poivre. Compter 20 minutes après les premiers jets de vapeur. En l'absence d'autocuiseur, ajouter 50 cl d'eau supplémentaires et laisser popoter 90 min à feu doux.
- Pendant ce temps, couper de très fines tranches d'ail et les faire infuser et durcir dans l'huile à feu très doux durant 3 à 4 min.
- L'eau soit être évaporée, ajouter le bouillon chaud et la crème fraîche. Mixer finement. Servir avec les chips d'ail et l'huile aromatisée.
Gnocchis, légumes de l'été
Allez zou, une autre recette de gnocchis. C'est une des dernières occasions de manger des vraies tomates qui poussent dans la terre et toutes les aubergines, olives et autres joyeusetés qui vous rappellerons combien vous avez tenté d'amener un peu de soleil chez vous durant cet été pourri.
Difficulté : facile préparation : 60 min cuisson : 90 min
Pour 2 personnes
- 500 g pommes de terre à purée
- 1 œuf
- 100 g farine
- un peu de noix de muscade
- 500 g de tomates
- 1/2 orange bio
- 1 gousse d'ail
- 1 oignon
- 1/2 aubergine
- 14 olives vertes (ou mieux le double d'olives de Nice)
- quelques feuilles de basilic
- 1 feuille de laurier
- 1 brin de laurier
- 1 c. s. de piment d'espelette (optionnel)
Le coulis de tomates
Prélever un zeste de la demi orange puis en presser le jus.
Ébouillanter les tomates 1 min puis les peler. Émincer l'ail et l'oignon. Faire revenir l'oignon dans un peu d'huile d'olive jusqu'à ce qu'il colore. réserver puis faire de même avec l'ail, ajouter les tomates, le jus d'orange et l'oignon. Écraser grossièrement à la fourchette puis ajouter le thym et le laurier. Cuire à feu doux durant 90 min, retirer les herbes aromatiques, puis mixer et ajouter le zeste d'orange.
Pour les pressés, le coulis Demeteer vous fera économiser cette étape. Ce sera moins savoureux mais plus rapide :)
Les gnocchis
Cuire les pommes de terre, les écraser. Laisser refroidir. Ajouter l'œuf, la noix de muscade râpée et la farine, mélanger. Laisser reposer 30 min. Rouler des boudins de 1,5 cm de diamètre. Passer le dos d'une fourchette dessus (pour que la sauce accroche) et couper des gnocchis de 2 cm de long. Plonger les gnocchis dans une grande quantité d'eau bouillante salée, ils sont cuits lorsqu'ils sont tous remontés à la surface.
L'aubergine
Hacher une gousse d'ail. Détailler l'aubergine en tranches de 5 mm puis en cubes de la même longueur. Les sauter dans 3 c. s. d'huile d'olive durant 3 min à feu vif – ajouter l'ail 20 s. avant de retirer du feu – puis les égoutter sur du papier absorbant.
Eh voilà, servir les gnocchis sur le coulis puis ajouter les, olives, les aubergines et le basilic ciselé.
Fumet de poisson
Recette sans photos parce que je n'y pense jamais et c'est inutile en l'espèce. Au grand amusement de ma compagne, je suis un dingue de bouillon, fumet, etc. J'en fait des réserves, je surgèle des os et arêtes pour plus tard. Tant et si bien que j'entend souvent des « Nannnnnnnnnn pas le bouillon de poule, c'est affreux ». Outre le fait que ça me permet de me poser ici en victime, c'est surtout essentiel à beaucoup de plats car sans prendre le dessus sur l'ingrédient principal, il le soutient.
Ne pas hésiter à en faire de grosses quantités, ça m'a sauvé plus d'une soirée pour faire un risotto où une soupe.
► Éviter de prendre des poisson fort en goût comme le maquereau ou la sardine qui donneraient trop de corps au bouillon ◄
- 500 g d'arêtes de poissons
- 10 cl de vin blanc
- 2 carottes (moyennes)
- 1 oignon
- 1 poireau
- 1 branche de céleri
- 1 bouquet garni
- 1 gousse d'ail écrasée
- 3 cm de gingembre
- 2 cm de vanille
- Émincer les légumes.
- Faire revenir les arêtes et l'oignon dans un peu d'huile d'olive. Déglacer au vin blanc, laisser réduire puis ajouter tout ce qui reste et 2 l d'eau. Laisser popoter à feu doux durant 2 h (ça doit réduire de moitié). Filtrer et utiliser ou congeler.
Salade de plat de côte
Troisième et dernier repas avec notre plat de côte. C'est un bon plat de brasserie comme je les affectionne, accompagné d'un balon ou d'un demi avec une belle tranche de pain. J'ai quand même proposé un peu d'alcool à ma dame, parce que je suis sympa.
Difficulté : facile préparation : 20 min cuisson : 2 min
Pour 2 personnes
- 1 plat de côte déjà cuit
- 1 gros bouqet de persil
- 1 c. c. de graines de coriandre
- 2 c. s. de moutarde
- 5 oignons grelots au vinaigre
- 2 c. s. de vinaigre de cidre
- 1 c. s. de vinaigre balsamique
- 1 concombre
La vinaigrette
- Émincer les oignons. Ajouter la moutarde, l’huile, le sel, le poivre, la coriandre écrasée et les vinaigres.
- Mélanger vigoureusement à la fourchette.
- Effeuiller et ciseler le persil puis l’ajouter à la vinaigrette afin qu’elle cuise un peu et qu’il soit moins dur.
Le reste
- Séparer la viande du gras. Jeter ce dernier au chien ou à la poubelle. Ou graisser une porte.
- Effilocher la viande avec une fourchette.
- Épépiner le concombre puis le couper en 8 tronçons. Trancher des morceaux de 4 mm d’épaisseur.
- Émincer l’ail.
- Faire chauffer un peu d’huile à feu vif, ajouter la viande pour qu’elle grille durant 2 min. Ajouter l’ail pour 20 s de cuisson.
- Mélanger tous les ingrédients et servir
Gratin de potimarron au pistou
Un de mes garçons me disait au marché sur un ton péremptoire « ça c'est un papa petit marron pasqu’il est grand. Ci-là c'est le petit garçon petit marron », « tu veux goûter ? » « oui c'est bon ça, papa ». Bon, du coup on a dévalisé le maraîcher de Montlhéry et on a pris un potimarron papa ou petit marron si vous avez deux ans et demi. Je ne l’ai pas regretté l'achat car le plat était aussi surprenant que bon. Une bonne pioche sans essais préalables, ça fait toujours plaisir.
Difficulté : facile préparation : 20 min cuisson : 30 min
Pour 2 personnes
- 1 potimarron d’un kg
- 1 betterave crue
- 1 bouquet de basilic
- 1 petite gousse d’ail jeune cuite ou ail d’Arleux
- 30 cl de consommé de bœuf
- 2 tranches de chorizo (pour donner un petit coup de fouet au plat)
- 50 g de parmesan
- Peler, vider et tailler des tranches de 1 cm de potimarron. Les disposer dans un plat en veillant à boucher tous les interstices.
- Peler et trancher de fines tranches de betterave.
- Réaliser de fins copeaux de parmesan.
- Mixer finement les feuilles de basilic avec l’ail.
- sécher les tranches de chorizo dans une poêle à feu doux puis écraser pour avoir des éclats.
- Mettre le potimarron au four durant 25 min à 200 °C (le bouillon doit s’être évaporé). Sortir du four et disposer les tranches de parmesan et de betterave. Enfourner durant 5 min. Au moment de servir, ajouter le pistou et parsemer d'éclats de chorizo.
Consommé de boeuf
Au départ, il y avait le plat de côte des barbouzes. Le plat de côte est formidable, il contient du gras et de l'os, ce qui en fait un aliment idéal pour donner du goût à un bouillon. On va essayer d’en faire trois repas. Pour ce faire, il faut commencer par faire un bouillon de bœuf qui nous fera une entrée mais aussi une base pour un autre plat.
Difficulté : facile préparation : 10 min repos : 60 min cuisson : 180 min
Pour 1 litre de consommé
- 1 kg de bœuf à bouillir (aujourd'hui du plat de côte)
- 1 gros oignon
- 1 gousse d'ail
- 1 poireau
- 2 carottes
- 1 branche de céleri
- 1 bouquet garni
- 2 clous de girofle
- 2 cm de vanille
- sel, poivre
- 3 litres d'eau
- Optionnel : 1 blanc d’œuf
Option A – C'est pas pour faire beau
Mettre la viande dans l'eau froide et porter à ébullition, ajouter l'ail écrasé, les légumes taillés en tranches et l'oignon piqué des clous de girofle. Cuire 3 h à 3 h 30 à feu doux en écumant. Afin de retirer facilement la graisse, filtrer et placer au réfrigérateur, la graisse va se solidifier au-dessus de l’eau.
Option B – Je veux épater la galerie
Couper l'oignon en deux et en faire caraméliser chaque moitié dans une poêle sans matière grasse. Attention ça peut brûler rapidement !
► Cette opération va donner une jolie couleur orange au bouillon ◄
Piquer l’oignon avec les clous de girofle. Et procéder comme pour l’option A.
Maintenant, on va clarifier le bouillon. Ça c’est de la technique Hervé This. Après avoir dégraissé le bouillon, y mélanger le blanc d’œuf et réchauffer. Le blanc d’œuf va fixer les impuretés et une cheminée va se former. Plonger la louche dedans pour récupérer le bouillon clarifié. On peut encore filtrer dans un linge si on s’ennuie vraiment.










